💡 Consommations d’énergie
La performance d’un bâtiment est évaluée pour 5 usages : le chauffage , l’eau chaude sanitaire (ECS) , le refroidissement , l’éclairage et les auxiliaires . La part de chaque usage varie en fonction de l’isolation de l’enveloppe et de la performance des équipements.
Par exemple, une maison mal isolée dépensera davantage en chauffage, tandis qu’un logement climatisé verra sa consommation de refroidissement augmenter.
Note
Les consommations d'énergie sont des indicateurs de performance, pas des prévisions de consommations réelles.
La performance conventionnelle (DPE) est calculée selon des hypothèses standardisées (climat moyen, occupation type), permettant de comparer les bâtiments. En revanche, la consommation réelle dépend du comportement des occupants, de la météo et de l’entretien des équipements.
Un logement classé “B” au DPE peut ainsi consommer plus qu’un “C” si ses occupants surchauffent ou utilisent des appareils énergivores. Les consommations évaluées par le DPE sont par conséquent théoriques et ne doivent être utilisées que comme des indicateurs de performance.
Énergie primaire et énergie finale
L’énergie finale est celle livrée au bâtiment (électricité, gaz, bois), alors que l’énergie primaire inclut aussi les pertes liées à la production et au transport. Par exemple, 1 kWh d’électricité consommé équivaut à environ 2,58 kWh d’énergie primaire en France, car la production (centrales, réseaux) génère des pertes.
Consommation d’énergie et émissions de gaz à effet de serre
Chaque source d’énergie émet des gaz à effet de serre (GES) en quantité variable : le fioul et le gaz sont très émetteurs, l’électricité l’est moins (selon le mix énergétique), et le bois est neutre s’il est issu de forêts gérées durablement.
Réduire la consommation d’énergie, surtout fossile, limite directement les émissions de CO₂. Par exemple, remplacer une chaudière fioul par une pompe à chaleur électrique réduit l’empreinte carbone, surtout si l’électricité est renouvelable.